vendredi 12 novembre 2010

Elle est sans doute bien placee pour denoncer...Non, en fait, pas du tout




Michaëlle Jean dénonce l’imposture de l’aide internationale à Haïti


PARIS.
Michaëlle Jean dénonce l’imposture de l’aide internationale à Haïti
L’ancienne gouverneure générale (du Canada, ignare de teuton/batave/fromage qui pue/buveur de leffe) n’y est pas allée de main morte, en tapant sur les doigts d’une communauté internationale qu’elle a invitée à faire son constat d’échec en Haïti.

L’aide internationale a transformé ce pays en «un vaste laboratoire d’essais et d’erreurs», a dénoncé Michaëlle Jean dans ses premières déclarations d’Envoyée spéciale de l’UNESCO en Haïti. Elle a été investie en début de semaine dans ces nouvelles fonctions.

Une fois de plus Michaëlle Jean a donné le ton de ce que sera cette nouvelle fonction qu’elle occupera durant les quatre prochaines années. Très sensible à la cause d’Haïti, son pays d’origine, elle a commencé par dire sa vérité à cette communauté qu’elle va représenter. Il fallait qu’elle lui dise que les stratégies utilisées dans ce pays, depuis des dizaines d’années, n’ont absolument rien donné, parce qu’il n’y a jamais eu de volonté politique réelle d’y réaliser quelque chose de durable.

La communauté internationale s’est cassée la gueule à répétition en Haïti depuis les années 1980, en voulant imposer à tout prix des politiques inadaptées des «développementeurs». Les «fameux Chicago Boys» qui ont exigé la fin des barrières tarifaires et qui ont obtenu en bout de ligne la fin de la production nationale haïtienne. La privatisation des principales industries nationales comme la HASCO (sucre), l’ENAOL (huile), la Minoterie (farine), Ciment d’Haïti et la filière du riz ont laissé un pays complètement à genoux devant l’aide internationale. Aujourd’hui tout doit être importé en Haïti, pour satisfaire un marché complètement tourné vers l’extérieur.

Sans le dire clairement, le message de Michaëlle Jean est aussi un appel aux classes dirigeantes haïtiennes, car les «développementeurs» n’auraient pas pu transformer ce pays en «laboratoire d’échecs» sans l’aide active de nationaux incapables de s’entendre minimalement sur un projet commun de développement.

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